Panorama pour une maison de retraite (Courbevoie 1998)


En cours de réalisation


Infirmerie


Inauguration avec le personnel et moi-même.

Impressions d'une infirmière pour le Décor "Café de Paris"

« Il y a beaucoup de trompe-l'œil dans la maison et chacun parle à notre imagination.

Arrêtons-nous un instant devant le « Café de Paris », qu'espérons-nous trouver derrière cette porte ?

- Alors barman, les cocktails sont-ils colorés ? Et faits avec de savants mélanges ?

- Et la cuisine est-elle bonne ? Vient-elle d'Europe, d'Asie, les parfums Orientaux se mêlent-ils aux parfums des femmes ?

Et cette femme qui est là derrière cette fenêtre et qui attend. Elle attend qui, elle attend quoi ? Des clients, un ami, un amant ? Ou peut-être rêve-t-elle d'un ailleurs, loin de ce café enfumé qu'elle fréquente depuis des années et qui l'insupporte. Je pencherai pour un ailleurs. Elle a le regard lointain de ceux qui veulent fiiir le quotidien, mais qui sont prisonniers de leurs habitudes.
La devanture est un peu vieillotte, mais elle a beaucoup de charme, et cette affiche qui nous invite à une soirée à la Scala (sûrement l'ancien nom du karaoké).

Poussons la porte, l'ambiance y est joyeuse, l'accueil chaleureux, les bougies sur les tables incitent aux confidences chuchotées. Tout y est tamisé, et l'atmosphère feutrée. On a envie de s'y asseoir.
Sur les murs d'autres dessins (peut-être peints par Denis) nous propulsent vers d'autres rivages et d'autres cieux. Tout y est pastel et doux au regard. Reposant.
A la caisse une dame aux beaux cheveux blancs, se tient bien droite, c'est une de nos résidantes, qui le temps d'un instant vient partager notre rêve.
Refermons doucement la porte, et laissons tout ce monde, jour après jour continuer le rêve. Rien n'est figé, tous ceux qui connaissent ce café s'y installent fréquemment, et les passants, un jour ou l'autre, pousseront la porte.

Et cette femme est toujours là derrière la vitre, et elle attend encore, elle espère toujours. »

Danielle, infirmière.